carte d'identité

En bref

  

 

 

 

 

 

 

Notre territoire

Taille XXL

Aix-Marseille-Provence loin devant Paris et Lyon… en superficie ! Une vaste métropole partagée entre ville et nature. Le territoire d’Aix-Marseille-Provence a comme caractéristique première son étendue. La ville, sous toutes ses formes, espaces résidentiels, zones d’activités économiques, y est évidemment très présente, mais elle est loin d’occuper tout l’espace. Car il y a aujourd’hui encore énormément de territoires naturels et agricoles entre les centres urbains.

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TAILLE XXL

 

La métropole méditerranéenne précède le Grand Paris par sa taille, 4,5 fois plus grande que l’agglomération parisienne pour une population 3,5 fois moindre. Idem avec le Grand Lyon : Aix-Marseille-Provence a une superficie six fois supérieure quand sa population n’est supérieure que de moins de la moitié à celle de sa voisine rhône-alpine (1 831 500 habitants contre 1 322 845 habitants en 2010). En termes de superficie, 3 173 km2 soit 10% de la superficie régionale, Aix-Marseille-Provence joue donc dans la cour des grands, au point qu’il faut sortir du cadre national pour trouver des dimensions équivalentes, avec Séoul ou Mexico !

Ces rapports d’échelle situent notre territoire mais, rapportés à sa population, révèlent aussi indirectement, la prédominance des espaces non bâtis, agricoles, naturels et forestiers, parfois qualifiés à tort de « vides ». Pour l’INSEE, la densité de l’aire métropolitaine Aix Marseille Provence est élevée, 582 habitants au km2, comparée à celle de Lyon, Toulouse, Lille ou Bordeaux (317 habitants au km2 en moyenne). Mais, ici, des centres urbains fortement peuplés sont séparés les uns des autres par des massifs forestiers, des plaines agricoles, des vallées et des plateaux. Là, est la caractéristique fondamentale d’Aix-Marseille-Provence, partagée de manière très imbriquée entre ville et nature. Cette grande dimension du périmètre de la métropole possède un intérêt majeur au regard du projet métropolitain : il couvre intégralement la réalité actuelle et future de la métropole alors que ce n’est pas le cas des communautés urbaines et d’agglomération actuelles.



Le territoire métropolitain entre espace urbanisé (orange) et relief,
Mission Interministérielle pour le projet métropolitain Aix-Marseille-Provence, 2013

Une ville ?
Des villes !

 

Pas un centre et une banlieue, mais une constellation de villes de toutes tailles. S’il fallait dessiner le visage de la métropole Aix Marseille Provence, il ne ressemblerait à aucun autre. « Polycentrique », « multipolaire », les mots sont barbares mais décrivent précisément une réalité très éloignée du schéma classique centre/banlieue de Paris, Lyon ou Toulouse. Ici s’est développée une constellation de villes où activités et populations sont réparties dans de multiples noyaux urbains et villageois. Si deux figures, Aix et Marseille, dominent historiquement, chacun a son propre rôle à jouer dans cet ensemble. D’autant que la population des uns et des autres ne cesse d’évoluer.

Carte : La métropole habitée, Atlas Métroplitain, www.atlas-metropolitain.fr

 

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UNE VILLE ? DES VILLES !

 

Socle du système multipolaire, Aix et Marseille forment depuis toujours  un couple lié paradoxalement par les différences et les identités revendiquées de ses deux membres. Même si l’image d’Épinal a du mal à intégrer les évolutions majeures des deux agglomérations au cours des dernières décennies, y compris leurs rapprochements comme dans le domaine universitaire. Loin d’être isolées au sein du territoire métropolitain, Aix et Marseille structurent un réseau de villes moyennes et petites, dont le poids n’est pas à sous-estimer.

Aubagne, Vitrolles, Rousset, Saint-Paul-lez-Durance ou Gémenos accueillent ainsi d’importants sites industriels ou tertiaires. Fos-sur-Mer, Martigues, Istres, Miramas, forment, elles, les bases arrière du Grand Port Maritime de Marseille et constituent un grand bassin d’emploi. Salon de Provence ou Pertuis constituent désormais des centres résidentiels de plus en plus importants ; une économie spécifique se développe d’ailleurs autour des besoins des citadins. Ainsi, la population des centres urbains et des villages évolue considérablement au sein de la constellation métropolitaine. Dans ce mouvement permanent, ce sont les plus petits qui grandissent très fortement. En quarante ans, ils sont passés d’un tiers à presque la moitié de la population globale.

 

La nature partout. mais jusqu’à quand ?

La métropole Aix Marseille Provence ne serait pas ce qu’elle est sans l’omniprésence de la nature. Un patrimoine menacé. 1, 8 million d’habitants ! Et pourtant, la nature est là qui émerge en tous points. Parfois barrière, parfois espace ouvert, elle caractérise la métropole et dessine un cadre paysager de grande qualité. Cet environnement est plus qu’un décor ou une limite au développement des villes et à la circulation des hommes et des marchandises. Il est un extraordinaire gisement de ressources pour l’économie, les loisirs, la transition énergétique… À condition de le gérer raisonnablement, car la ville gagne sans cesse du terrain. Photo : Vallon de la femme morte, Massif de l’Étoile, Marseille, 13/06/2012 © Geoffroy Mathieu / Bertrand Stofleth, www.opp-GR2013.com

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LA NATURE PARTOUT. MAIS JUSQU'À QUAND ?

 

Une métropole de nature pourrait-on dire sans exagération. En premier lieu, la mer avec 100 km de côtes à laquelle s’adosse l’agglomération. Au-delà, les massifs dont la présence n’échappe à personne : La Nerthe, le Garlaban, la Sainte-Victoire, la Sainte-Baume, les calanques, pour les plus imposants… Des « monuments de nature » prolongés en collines qui morcellent l’arrière-pays et concentrent, depuis toujours, le développement urbain et les circulations dans les vallées. L’Étang de Berre enfin, dont on connaît l’importance stratégique de l’activité industrielle, mais dont on oublie parfois qu’il est le second plus grand étang salé d'Europe, relié à la mer par les canaux de Caronte et du Rove (avant son éboulement).

Tout cela peut être regardé comme un cadre enviable dont il faut préserver la beauté. C’est un patrimoine auquel les métropolitains sont extrêmement attachés. On peut aussi y voir sans contradiction un gisement de ressources marines, forestières, agricoles, éoliennes, hydrauliques et solaires, qu’une métropole durable se doit de valoriser absolument. Or, la proximité de la ville et sa croissance menacent cet environnement. Beaucoup d’entre nous aspirent à un habitat individuel, les espaces économiques s’étendent aussi. Et d’année en année, la ville gagne sur les espaces agricoles et naturels. Entre 1988 et 2006, elle a progressé de 43 % dont 29 % au détriment d’espaces naturels…

 

Carte : un système de parcs métropolitain, Atlas Métroplitain,     
www.atlas-metropolitain.fr    

 

 

Nous, métropolitains

Jeunes
mais pas que !

La croissance de la population métropolitaine est toujours une réalité, mais son rythme ralentit globalement. D’où le risque de vieillissement. Heureusement les naissances sont là pour éviter la diminution de la population métropolitaine. Car, les flux migratoires, qui caractérisaient depuis des siècles la démographie locale se sont inversés. Cette situation devrait conduire à une nouvelle répartition des générations : plus de personnes âgées, moins de jeunes. Ce qui est vrai globalement ne l’est pas en revanche localement. D’un secteur à l’autre de la métropole les situations sont très contrastées.

 

Photo : Belsunce, Alexia Choffat  été 2012, Marseille,
Les chercheurs de Midi

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JEUNES MAIS PAS QUE !


 

Entre 2006 et 2010, l’augmentation de la population n’a été que de 0,4 %, alors qu’elle était proche de 0,9 % entre 1999 et 2006. Rien d’alarmant pour autant, la population augmente au même rythme que celle d’autres métropoles européennes et toujours plus vite que la moyenne nationale. D’autant que les chiffres sont à nuancer. Si l’actuelle communauté urbaine de Marseille Provence Métropole (MPM) croît lentement, les autres agglomérations sont, elles, en plein boom. Les communautés d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Étoile ainsi que celle de Salon-Étang de Berre-Durance sont fortement excédentaires, Elles accueillent en nombre les familles à la recherche d’espace et de confort résidentiel à coût raisonnable.

Les naissances sont aujourd’hui le seul moteur de la croissance démographique. Un atout non négligeable face à Francfort, Naples ou Gênes, où faible natalité est synonyme de perte de vitesse démographique, mais une petite révolution dans un territoire, depuis toujours terre d’accueil et d’immigration. Au sein même de l’Hexagone elle perd davantage de résidants qu’elle n’en attire. Les statisticiens estiment qu’en maintenant cette trajectoire, la métropole comptera 2,15 millions d’habitants en 2040 contre 1,8 million actuellement. Comme partout, un vieillissement est à prévoir, avec une augmentation de 41 % des plus de 60 ans.  Or, Aix-Marseille-Provence abrite déjà davantage de personnes âgées que les autres  métropoles françaises. Et les jeunes y sont moins nombreux qu’à Lyon, Toulouse, Lille ou Bordeaux.

+ 41 %


de plus de 60 ans en 2014

Très inégale

Emploi, logement, transports, éducation, services publics… ne sont pas accessibles de la même manière pour tous les métropolitains. Et ça ne s’arrange pas. Globalement les ressources de la métropole sont considérables. Tous les territoires et toutes les populations n’en bénéficient néanmoins pas également. L’inégalité de revenus, qui fait cohabiter des secteurs très riches et d’autres très pauvres, se double de l’inégalité d’accès aux ressources de la métropole : emploi, logement, culture, transports, éducation, santé… Cette situation inacceptable en tant que telle, d’autant qu’elle s’aggrave, est aussi un frein à la croissance d’Aix Marseille Provence.

 

Illustration : Le centre gare Saint Charles la Cannebière, Olivier Thomas en partenariat avec Bouches du Rhône Tourisme, 2012 / www.snapshotsofprovence.fr

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Quand le revenu fiscal moyen est de 10 000 euros dans les arrondissements centraux et du nord de Marseille (1er, 2e, 3e, 14e, 15e, 16e arrondissements), il monte à 35 000 euros dans 25 communes de la métropole.

Les mêmes arrondissements marseillais ont un taux de chômage moyen qui avoisine les 30 %, (vingt points au dessus de la moyenne nationale), quand il s’établit à Aix-en Provence à 9 %. Près de 50 % des 18-25 ans se trouvent au chômage, dans le 14e arrondissement. Une grande précarité qui s’étend aux communes de l’Étang de Berre, touchées par la désindustrialisation. Et les choses ne vont pas en s’améliorant. Entre 2003 et 2013, l’écart entre le bassin d’emploi d’Aix et de celui de Marseille-Aubagne s’est creusé.
 
Marseille rassemble désormais 24 % de non-diplômés contre 14 % à Aix-en-Provence. Du coup, les éventuelles créations d’emploi ne bénéficient pas nécessairement aux populations locales. Ces écarts considérables de revenus et de situations entre foyers les plus aisés et les plus pauvres représentent hélas la partie émergée de l’iceberg. Car l’inégalité prend d’autres formes. Alors que les zones d’emploi sont dispersées, il est difficile pour les plus démunis de s’y rendre faute de transports en commun qui les desservent, ou faute de pouvoir se loger à proximité. L’offre de logement social est insuffisante et mal répartie dans la métropole. Marseille en accueille plus de la moitié. Seulement devancée par Lille et Strasbourg, les chiffres placent Aix-Marseille-Provence parmi les métropoles les plus inégalitaires de France.

 

Nos liens

Des réseaux éco contre la crise

Quand on évoque le monde économique on pense tout de suite concurrence, chacun pour soi. Or, justement pour faire face à la concurrence, les entreprises, se développent et s’organisent en réseaux. Un modèle qui se répand. Plutôt que de lutter seules dans un environnement extrêmement mouvant et concurrentiel, des entreprises développent, dans des domaines d’activité très divers, une logique de réseau en entretenant des liens étroits avec des établissements scientifiques d’enseignement supérieur et de formation. Avec leurs sous-traitants aussi. Dans la métropole, cette culture tend à se développer, forte de quelques expériences encourageantes: aéronautique, santé, économie verte…

Photo : Friche, Patrick Messina en partenariat avec Bouches du Rhône tourisme, 2013 /  www.snapshotsofprovence.fr

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Qu’ils se nomment Pôles de compétitivité labellisés au niveau national ou Pôles régionaux d’innovation et de développement économique solidaire (PRIDES) la logique est la même. Les nécessités d’une adaptation constante à l’évolution de la demande du marché national et international — qu’il s’agisse d’aéronautique, d’optique, d’énergie, de gestion des risques — a poussé des industriels, petits et grands, à s’associer tout en entretenant des rapports avec des laboratoires de recherche et des établissements d’enseignement supérieur. Ces réseaux se donnent les moyens d’innover constamment, d’améliorer les relations avec les sous-traitants, de faire évoluer les formations pour une adéquation optimale aux besoins des entreprises, d’accroître les moyens de la recherche et d’en concrétiser les avancées, de s’internationaliser… On pourrait citer Eurobiomed dans le domaine de la santé et des sciences du vivant, Capenergies pour les énergies sans effet de serre, SCS pour la micro-électronique, Pôle Mer Méditerranée pour l'économie maritime et littorale ou Henri Fabre pour l’aéronautique…

Sur les lieux même, l’étang de Berre, où ce pionnier des hydravions pris l’envol il y a un siècle, le projet qui porte son nom est emblématique d’une logique de réseau, d’un « écosystème industriel ». Issu du pôle de compétitivité Pégase, il a été lancé par deux grandes entreprises Airbus Helicopters et Daher, autour de deux filières-clés pour la métropole, l’aéronautique et l’énergie. Il s’agit de développer sur un site de 100 hectares un nouveau modèle industriel organisé dans le territoire, qui pense toutes les relations entre les très grandes entreprises et le monde de PME qui les entoure, qui collabore avec les chercheurs et favorise l’innovation technologique partagée entre filières et entre acteurs, qui forme localement toutes les compétences nécessaires, qui structure l’environnement de l’entreprise et de ses salariés (accessibilité, logements, services).

 

 


Le projet Henri Fabre : un potentiel de plus de


20 000 emplois d’ici 2020

 

Trois universités n’en font qu’une.

Certains n’ont pas attendu pour faire la métropole. Aix-Marseille Université
est le fruit du rapprochement de trois universités. Efficace et attractif.

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TROIS UNIVERSITÉS N'EN FONT QU'UNE

 

La plus grande université de France est métropolitaine. C’est celle d’Aix Marseille Provence. Plus que les 72 000 étudiants de cette « méga-université » il faut retenir les multiples avantages de la fusion d’Aix Marseille I, II et III. Elle se donne « plus d’intelligence » en rapprochant les enseignants et chercheurs des différentes disciplines et optimise ses moyens. Le résultat est déjà perceptible : la visibilité internationale s’accroît. Et c’est elle qui aujourd’hui contribue à la renommée d’une université. Certes, les universités de Provence, de la Méditerranée et Paul Cézanne ne sont pas les premières en France à se rassembler, pour former une seule et même entité. Mais, cette réunion, depuis le 1er janvier 2012, marque un basculement plus décisif que la refonte d’un paysage universitaire local caractérisé jusqu’alors par son éparpillement.

Pour la première fois, des responsables universitaires ont jugé que la restructuration de leur offre à l’échelle d’une métropole représenterait une plus-value décisive. Plus grande université française Aix Marseille Université (AMU) compte 72 000 étudiants, 7500 membres du personnel, des chercheurs aux techniciens administratifs, et rassemble cinq champs disciplinaires : Sciences et technologies, Santé, Économie et gestion, Droit et Sciences politiques, Arts, lettres, langues et sciences humaines.

Elle se répartie en cinq campus : Aix-en-Provence, Marseille-Étoile, Marseille-Luminy, Marseille-Timone, Marseille-Centre et 132 structures de recherche. L’intérêt de la fusion est double : elle multiplie les synergies entre les différentes disciplines, indispensables pour faire progresser ensemble la recherche et l’enseignement ; elle optimise l’efficacité de la gouvernance de l’établissement, tout comme son organisation administrative et sa gestion. Cette évolution doit favoriser le repositionnement international d’AMU. Les multiples classements mondiaux d’universités le démontrent. Il faut aujourd’hui, pour une université, exister à cette échelle pour attirer des chercheurs et des étudiants de valeur. Aix-Marseille-Provence compte davantage dans le paysage national et international. Elle a gagné en poids et en visibilité par le regroupement de ses facultés. Pour preuve, le classement contesté mais malgré tout redouté de Shanghaï en matière de publications scientifiques. Depuis sa création, Aix-Marseille Université est entrée dans le top 150, mécaniquement mieux placée que chacune des anciennes universités, prises isolément.

 

+ de 72 000


étudiants

MP 2013, tous au rendez-vous

Derrière le succès populaire de Marseille Provence, capitale européenne de la culture 2013, les acteurs locaux — collectivités, entreprises, associations, citoyens — unis dans une aventure métropolitaine. Photo : Marseille Provence 2013, © SANDROdiCarloDarsa

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Marseille Provence 2013, une année capitale, à bien des égards. Le succès de l’opération est trop proche pour analyser tous ses bienfaits, y compris à long terme, sur le territoire. Une chose est sûre : la capacité démontrée à prendre collectivement en main son destin, pour donner le meilleur de soi-même.

Sur le plan culturel d’abord, mais aussi sur le plan humain, en réunissant plus de 10 millions de participants, un public aussi nombreux que divers, et de manière moins visible mais décisive en rapprochant les acteurs locaux dans un projet fédérateur. En 2004, Lille est capitale européenne de la culture et rayonne comme jamais. 1000 km au sud, cette effervescence ne passe pas inaperçue. Tandis que la compétition pour la l’édition 2013 de la culture débute à peine, la société civile locale — institutions et associations artistiques et culturelles, entreprises publiques et privées, organismes touristiques — se mobilise… et mobilise !

Elle entraîne les collectivités à sa suite, les convaincant successivement de jouer collectif et d’élargir le territoire d’ancrage du projet : Marseille, Aix, Arles… En 2008, Marseille Provence 2013 l’emporte grâce à l’union de tous ses acteurs locaux et de leurs partenaires nationaux et européens.


10 millions de visiteurs, un record pour une capitale européenne (seule Liverpool avait fait mieux en 2008) répondront, cinq ans plus tard, à l’appel. Ils vont découvrir des ressources créatives insoupçonnées et dans le même temps toutes les dimensions de leur territoire. Le programme y est propice car il multiplie les parcours thématiques comme le GR2013, les rapports au territoire et à l’espace public, les manifestations itinérantes, les manifestations simultanées en plusieurs lieux. Le succès populaire de Marseille Provence, capitale européenne de la culture 2013, est encore dans tous les esprits. Le regain d’intérêt international pour un territoire et ses expressions culturelles, le regain de fierté pour ses habitants ont été flagrants. Derrière ce succès, la capacité de l’ensemble des acteurs locaux — collectivités, entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, associations, citoyens — à s’unir dans une aventure à l’échelle de la métropole. Ils ont établi à cette occasion de nouveaux rapports, ils se sont découverts et rencontrés. D’autres perspectives de projets culturels communs se dessinent déjà. Et pourquoi pas dans d’autres domaines ?

Photo du haut : Arrivée de la transhumance le 9 juin 2013 à Marseille   
©
Sam Mertens
, Marseille Provence 2013   
Photo du bas:
Friche © Patrick Messina en partenariat avec Bouches du Rhône Tourisme   

www.snapshotsofprovence.fr  

 

Nos parcours

Aller, venir… le lot quotidien

Quelle que soit leur raison, les déplacements entre le lieu de résidence et d’autres points de la métropole sont incessants. La métropole existe déjà au quotidien. En témoignent, les innombrables déplacements que nous effectuons chaque jour entre différents points de son territoire : pour travailler, apprendre, se soigner, se promener, aller au spectacle… Ils tissent des liens invisibles caractéristiques d’un territoire particulièrement éclaté, mais sont subis par une majorité de la population. 

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Parce qu’éclatée entre plusieurs villes et pôles d’activité, Aix Marseille Provence est une métropole où l’on se déplace beaucoup et souvent. Pour aller au bureau ou à l’usine, faire ses courses, se rendre à la faculté, au stade au spectacle, dans les administrations… C’est pour consommer et travailler que les métropolitains se déplacent le plus. Il faut dire que l’offre commerciale est fortement dominée par les zones commerciales extérieures aux villes. Des grandes surfaces, le plus souvent exclusivement accessibles en voiture.

Quant aux 735 500 emplois recensés dans la métropole, ils se répartissent notamment entre Marseille, Aix-en-Provence, Aubagne, Vitrolles, Marignane, Saint-Paul-Lez-Durance, Rousset, Fos-sur-Mer, ou encore Gémenos, dans des zones d’activités économiques ou des pôles tertiaires. Ils imposent aux métropolitains des migrations quotidiennes considérables, souvent différentes au sein même d’un foyer.


 

Ces déplacements domicile-travail ont augmenté de 20 % ces dix dernières années. L’axe Aix-Marseille demeure de loin le plus fréquenté, jouant son rôle de colonne vertébrale, complétés d’axes médians comme Marseille-Aubagne ou Marseille- Vitrolles, eux-mêmes recoupés par des axes secondaires qui quadrillent l’ensemble de la métropole. Comme partout en France, les actifs s’éloignent de plus en plus de leur lieu de travail. Aujourd’hui, trois sur quatre recourent à la voiture ou au deux-roues pour se rendre du domicile au travail : 16 km en moyenne ! Faute de transports en commun adéquats et connectés entre les villes, entre les villes et les pôles d’activité il n’y a hélas pas d’autre choix. D’où, les bouchons, la pollution, le temps perdu.


 

Transports ? Complètement déconnectés !

Ceux qui préféreraient laisser parfois leur voiture au garage n’ont pas le choix. L’insuffisance et l’incohérence des réseaux de transports interurbains dissuadent de les emprunter. Pratiques, économiques, écologiques, les transports en commun sont le mode de déplacement incontournable des métropoles modernes. Ce n’est pas le cas aujourd’hui au sein d’Aix Marseille Provence. Chaque commune ou groupement de communes a son propre réseau, sa propre logique, ses propres tarifs. Difficile donc de relier aisément un point A à un point B. De quoi décourager les meilleures volontés. Photo : Gare routière, D20 route de Berre, Velaux 12/06/2012 © Geoffroy Mathieu / Bertrand Stofleth, www.opp-GR2013.com

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Jadis, le réseau ferroviaire français était détenu par de multiples compagnies de chemin de fer, obligeant les grands voyageurs à acheter plusieurs titres de transports, et parfois même, à faire de grands détours. Puis en 1937, la SNCF est créée, harmonisant l’ensemble du réseau. La métropole est peut-être à la veille de cette révolution. Pour l’heure, les usagers des transports en commun doivent composer avec 10 réseaux de transports interurbains qui cohabitent sur le territoire. Moyennant autant de tarifications, de systèmes d’achat de titres de transports et surtout de grilles horaires. Ici, changer de quartier en bus ne pose aucun problème, mais changer de ville en transports collectifs est parfois un casse-tête chinois.


Or, c’est pour beaucoup une nécessité quotidienne. Comment relier les zones d’habitat aux zones d’emploi, d’activités commerciales, industrielles, portuaires, aéroportuaires, aux sites de formation et d’enseignement ? 77 % de la population résidant en dehors de la ville de Marseille n’a accès à aucun transport public, 14 % a une accessibilité limitée et seulement 2 %, une bonne accessibilité ! Résultat, moins de 10 % des déplacements dans la métropole utilisent ce moyen !

De ce point de vue, la métropole méditerranéenne s’apparente à Los Angeles où la voiture est reine. 92 % des déplacements sont donc individuels à l’échelle de la métropole, en incluant les deux-roues. Or la voiture est aujourd’hui pour beaucoup un luxe. Pourquoi cette situation ? La fragmentation des institutions chargées de l’organisation des transports en est la principale responsable : la Région, le Département mais aussi six groupements de communes sont compétents en ce domaine. Faute de coordination suffisante, incohérences, lacunes de l’offre de transports se multiplient. Bien sûr des évolutions sont déjà en cours. Elles concernent la billetique avec la carte Zou de la région PACA, la tarification unique, avec des actions d’harmonisation engagées qui portent leurs fruits. Mais beaucoup reste à faire. Il devient impératif de penser de manière coordonner le réseau de transport à l'échelle métropolitaine.

10


réseaux de transports

interurbains coexistants…

 

Notre compétitivité

Ici, on résiste à la crise

Pour l’emploi le compte n’y est pas. Un motif d’espoir toutefois : l’économie métropolitaine a mieux vécu la crise que beaucoup. Il est une réalité méconnue : le dynamisme économique d’Aix Marseille Provence. Et pour cause, il se cache encore derrière un taux de chômage très élevé. Un paradoxe apparent, qui ne doit pas empêcher de souligner la progression de l’emploi ces dernières années et surtout la capacité de la métropole à résister à la crise. Photo : Les calanques, Olivier Metzger en partenariat avec Bouches du Rhône tourisme, 2013 /  www.snapshotsofprovence.fr

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Surprise ! Aix-Marseille Provence dépasse toutes les métropoles françaises pour sa croissance de l’emploi, en particulier dans le secteur tertiaire marchand, la construction et les emplois non-salariés. Avec un taux de croissance entre 1% et 2 % par an entre 2000 et 2012, la métropole méditerranéenne témoigne d’un dynamisme économique insoupçonné. Si ce bon résultat est passé inaperçu c’est la faute, sans doute, à un taux de chômage qui s’établit de manière chronique au dessus de la moyenne nationale. Au second trimestre 2013, il est ainsi de 12,5 % pour 10,5 % dans l’Hexagone.


La progression récente de l’emploi ne suffit néanmoins pas à enrayer le problème. Cependant, la tendance, positive, laisse espérer une lente normalisation. La création d’emploi révèle en tout cas une certaine vitalité de la métropole, malgré la crise. La diversité des formes et des domaines d’activité économique de la métropole aurait pu passer il y a peu encore comme une faiblesse, aucune dominante véritable ne s’affirmant dans ce domaine. Or, c’est notamment cette caractéristique qui lui a permis de mieux résister à la crise que nombre de ses concurrentes nationales et européennes.

 

L’indicateur de bonne santé économique par excellence, le PIB par habitant, y avait augmenté de 4,8% entre 2008 et 2011 contre 1,7% en France métropolitaine. D’autres spécificités expliquent également cette situation : la vitalité de l’économie résidentielle, celle qui répond aux besoins des personnes, l’importance du secteur public, la consommation des ménages et en particulier des retraités, le dynamisme touristique… Marseille Provence 2013 n’y est sans doute pas pour rien. Une économie orientée vers les services qualifiés destinés à la population (santé, enseignement, administration publique) et aux entreprises mais où la présence caractéristique des « cadres des fonctions métropolitaines » est encore, avec 12.4 % de l'emploi total, relativement réduite. À d’autres niveaux de qualification, les enjeux du renouvellement de la main d'œuvre et de la formation sont réels. Il importe de les penser dès le plus jeune âge pour éviter les sorties prématurées du système éducatif et maximiser les chances de qualification et d'intégration des jeunes sur le marché du travail.


 

Géographie 20/20, international peut mieux faire

Idéalement située, pas parfaitement connectée. Carrefour européen autant que méditerranéen, Aix-Marseille Provence prend à nouveau conscience de son extraordinaire positionnement géographique. La métropole peut regarder partout et se connecter davantage à l’international. Photo : 17e arrondissement / Patrick Messina en partenariat avec Bouches du Rhône tourisme, 2013 / www.snapshotsofprovence.fr

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GÉOGRAPHIE 20/20,INTERNATIONAL PEUT MIEUX FAIRE


 

Une mappemonde suffit à apprécier la situation stratégique d’Aix-Marseille-Provence. Carrefour entre les métropoles de l’arc méditerranéen, Montpellier, Barcelone, Valence, d’un côté, Nice, Gênes, Milan de l’autre, et le débouché du sillon rhodanien ouvrant vers Lyon, et toute l’Europe du nord. Cette localisation avantageuse se double d’une excellente connexion grâce à un réseau dense d’infrastructures : autoroutes, lignes à grandes vitesse, aéroport international, grand port maritime et fluvial. Mer, fleuve, air, route, fer… les cinq modes d’échanges, voyageurs ou marchandises, sont présents. Pas forcément fluides ou connectés pour autant. Certains modes ont déjà renforcé leurs capacités.

L’aéroport de Marignane s’est adapté avec un nouveau terminal capable d’absorber la croissance exponentielle de son trafic : un million de passagers supplémentaire chaque année entre 2005 et 2012. La plus forte croissance des grands aéroports français. D’autres en ont besoin, comme l’autoroute A7, dans le domaine routier, ou la gare Saint-Charles dans le domaine ferré.

Toutes deux souffrent d’une saturation préoccupante. Entre 110 000 et 135000 véhicules/jour pour la première, plus de 15 millions de voyageurs pour la seconde. Le défi majeur reste celui du port de Marseille Fos : premier port de France, il bénéficie d’une situation géostratégique au carrefour de l’Europe et la Méditerranée. Le Port est relié à son hinterland par la route, le fer et une voie navigable à grand gabarit, ainsi qu’un nombre importants de liaisons maritimes permettant de rallier l’ensemble des ports de rangs mondiaux. Pouvant traiter tous types de trafics sur des terminaux dont les capacités ont été augmentées et les modes d'exploitations fiabilisées après la réforme de 2009, le Port dispose d'une réserve foncière conséquente permettant d'accueillir des projets industriels et logistiques ambitieux. Conforté dans son rôle d’aménageur et de développeur de ses espaces, le Port entame une nouvelle phase de déploiement de ses pôles d’excellence et de diversification sur des secteurs en développement.

1er


port de France