Top 10 des races de chiens interdites : les molosses les plus controversés

Les chiens sont les meilleurs amis de l’homme, mais certaines races suscitent la méfiance des autorités.

Entre mythes et réalités, découvrez les 10 races canines les plus réglementées à travers le monde. Attention, certaines pourraient vous surprendre !

1. L’American Pit Bull Terrier : le mal-aimé des législateurs

En tête de liste des chiens « persona non grata », on trouve l’American Pit Bull Terrier. Ce molosse musclé traîne une réputation sulfureuse :

  • Interdit dans plus de 15 pays, dont la France
  • Historique lié aux combats de chiens
  • Considéré comme dangereux par de nombreuses autorités

Pourtant, les amateurs de la race décrivent un chien jovial et enthousiaste. Plus intelligent que ses cousins pitbulls, il souffre d’un passé qui le poursuit. Sa carrure impressionnante et sa ténacité légendaire inquiètent.

Parmi les pays ayant banni le pitbull, on trouve le Royaume-Uni, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Équateur, l’Allemagne et l’Espagne. En France, sa détention est strictement encadrée.

2. Le Dogue Argentin : un chasseur devenu paria

Originaire d’Argentine comme son nom l’indique, le Dogue Argentin fait l’objet de restrictions dans environ 18 pays. Ce chien à la robe blanche immaculée était initialement élevé pour la chasse au gros gibier :

  • Utilisé pour affronter sangliers et pumas
  • Puissance physique redoutable
  • Potentiellement mortel s’il est mal éduqué

Sa force et son tempérament de chasseur en font un chien qui nécessite un maître expérimenté. Les incidents impliquant cette race ont conduit de nombreux pays à restreindre ou interdire sa possession.

3. L’American Staffordshire Terrier : cousin du pitbull sous surveillance

Souvent confondu avec le pitbull, l’American Staffordshire Terrier ou « Amstaff » fait l’objet de réglementations strictes dans de nombreux pays. En France :

  • Interdit aux mineurs
  • Possession interdite aux personnes avec un casier judiciaire
  • Assurance responsabilité civile obligatoire

Malgré son apparence intimidante, l’Amstaff peut se révéler un excellent chien de famille s’il est bien éduqué. Cependant, sa puissance physique et ses origines liées aux combats de chiens en font une race surveillée de près par les autorités.

4. Le Tosa Inu : le sumo canin venu du Japon

Originaire de l’île de Shikoku au Japon, le Tosa Inu est un mastiff imposant au passé trouble :

  • Utilisé dans les combats de chiens au Japon
  • Réglementé ou interdit dans plus de 15 pays
  • Soumis à une étude comportementale par un vétérinaire dans certains pays

Surnommé le « sumo des chiens », le Tosa peut atteindre un poids impressionnant. Sa force colossale et son passé de combattant en font une race controversée, malgré un tempérament généralement calme avec un bon maître.

5. Le Mastiff : un géant au cœur tendre mais à la force redoutable

Le Mastiff, appelé « Old English Mastiff », est l’un des plus grands chiens au monde. Bien que généralement doux, sa taille imposante inquiète :

  • Réglementé ou interdit dans certains pays
  • Utilisé comme chien de garde
  • Peut blesser involontairement par sa simple force

Malgré un caractère souvent placide, le Mastiff peut représenter un danger en raison de sa masse. Un simple coup de queue peut renverser un enfant ! Cette puissance incontrôlable justifie certaines restrictions.

6. Le Rottweiler : de berger à chien controversé

Originaire d’Allemagne, le Rottweiler est passé du statut de chien de berger à celui de race « dangereuse » :

  • Considéré comme potentiellement dangereux dans une dizaine de pays
  • Réglementé ou interdit dans certains cantons suisses
  • Historiquement utilisé pour garder les troupeaux

Le Rottweiler souffre d’une image de chien agressif, bien que les éleveurs soulignent son intelligence et sa loyauté. Comme pour beaucoup de races puissantes, tout est question d’éducation et de socialisation.

7. Le Dogue des Canaries : un molosse méconnu mais surveillé

Moins connu que ses cousins européens, le Dogue des Canaries ou « Presa Canario » fait l’objet de restrictions dans plusieurs pays :

  • Réglementé dans huit pays
  • Utilisé historiquement comme chien de chasse, de combat ou bouvier
  • Croissance lente, atteignant sa taille adulte vers deux ans et demi

Ce molosse espagnol impressionne par sa carrure et sa force. Son tempérament protecteur peut le rendre méfiant envers les étrangers, d’où la nécessité d’une socialisation précoce.

8. L’Akita Inu : le samouraï canin sous surveillance

Venu du Japon, l’Akita Inu est un chien au port noble mais au caractère parfois complexe :

  • Réglementé dans environ cinq pays, dont l’Irlande et l’Espagne
  • Nécessite une éducation sans rapport de force
  • Peut se montrer dominant et territorial

L’Akita Inu est réputé pour sa loyauté envers sa famille, mais peut se montrer méfiant envers les étrangers. Son éducation demande patience et fermeté, sans violence.

9. Le Fila Brasileiro : le limier brésilien à la réputation sulfureuse

Originaire du Brésil, le Fila Brasileiro est l’une des races les plus controversées :

  • Réglementé ou interdit dans plus de dix pays
  • Utilisé historiquement pour poursuivre les déserteurs et les esclaves au Brésil
  • Réputé pour sa méfiance extrême envers les étrangers

Le Fila est connu pour son attachement exceptionnel à sa famille, mais aussi pour son agressivité potentielle envers les inconnus. Cette combinaison en fait un chien difficile à gérer pour un maître inexpérimenté.

10. Le Caniche : l’intrus de la liste ?

Surprise ! Le Caniche se glisse dans notre top 10, mais pas pour les raisons que vous imaginez :

  • Mentionné de manière humoristique comme « dangereux »
  • En réalité, aucune interdiction connue pour cette race
  • Rappel que la dangerosité d’un chien dépend plus de son éducation que de sa race

L’inclusion du Caniche dans cette liste est un clin d’œil pour rappeler que la notion de « race dangereuse » est souvent subjective. Ce petit chien intelligent et joueur n’a évidemment rien à faire parmi les molosses réglementés !

Le débat sur la dangerosité des races

La présence de certaines races dans les listes de chiens dangereux fait débat. Beaucoup d’experts et de cynophiles affirment qu’il n’y a pas de mauvais chiens, mais de mauvais maîtres. Quelques points à considérer :

  • L’éducation et la socialisation jouent un rôle crucial dans le comportement d’un chien
  • Des races réputées dociles comme le Labrador peuvent devenir dangereuses si maltraitées
  • La diabolisation de certaines races est critiquée comme étant contre-productive

Il est pertinent de rappeler que même des chiens réputés familiaux comme le Rottweiler ou le Dobermann peuvent faire d’excellents compagnons s’ils sont bien éduqués.

La responsabilité des propriétaires

Au-delà des races, c’est la responsabilité des propriétaires qui est au cœur du débat. Quelques chiffres alarmants :

  • Selon la World Animal Foundation, un chien sur trois disparaît au cours de sa vie
  • Environ 10 millions de chiens et de chats sont perdus ou enlevés chaque année aux États-Unis

Ces statistiques soulignent l’importance d’une gestion responsable, quelle que soit la race du chien. L’identification, la stérilisation et une éducation appropriée sont essentielles pour tous les propriétaires.

Les races les plus volées : un autre danger

Paradoxalement, certaines races considérées comme « dangereuses » sont aussi parmi les plus volées. D’autres chiens populaires sont ciblés :

  • Labrador Retriever : volé pour sa popularité et sa nature amicale
  • Staffordshire Bull Terrier : ciblé pour les combats de chiens illégaux
  • Bouledogue français : recherché pour sa valeur sur le marché noir
  • Chihuahua : apprécié comme « accessoire de mode »
  • Berger allemand : volé pour des activités illégales ou comme chien de travail

Ces vols soulignent la nécessité de protéger tous les chiens, quelle que soit leur réputation.

Vers une approche plus nuancée

En 2024, le débat sur les races de chiens dites « dangereuses » continue d’évoluer. De plus en plus de voix s’élèvent pour une approche basée sur l’éducation des propriétaires plutôt que sur l’interdiction de races spécifiques. Certains pays envisagent de réviser leurs lois, reconnaissant que le comportement d’un chien dépend largement de son environnement et de son éducation.

L’avenir de la réglementation canine pourrait se tourner vers des mesures plus ciblées, comme des formations obligatoires pour les propriétaires de chiens puissants, quelle que soit leur race. En attendant, la sensibilisation du public reste cruciale pour favoriser une coexistence harmonieuse entre les humains et leurs fidèles compagnons à quatre pattes.

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