Voici la recette asiatique facile qui sublime le poulet avec un légume encore trop méconnu

Le kai lan est l’un de ces légumes qui méritent vraiment qu’on s’y attarde.

Connu sous le nom de brocoli chinois ou gai lan, ce légume à feuilles larges et aux tiges croquantes est omniprésent dans les cuisines cantonaises, thaïlandaises et malaysienness.

Associé à du poulet sauté dans un wok bien chaud, il donne un plat complet, savoureux et rapide à préparer.

Pas besoin d’être chef étoilé pour réussir cette recette.

Il faut juste comprendre quelques principes de base de la cuisine asiatique au wok et respecter les temps de cuisson.

Qu’est-ce que le kai lan exactement ?

Le kai lan, dont le nom botanique est Brassica oleracea var. alboglabra, appartient à la même famille que le chou, le brocoli occidental et le chou-fleur. Visuellement, il ressemble à un brocoli ordinaire mais avec des feuilles plus grandes, plus larges et des tiges plus longues et plus fibreuses. Ses petites fleurs blanches apparaissent quand il arrive à maturité.

Ce légume est particulièrement populaire dans la cuisine cantonaise, où il est souvent servi simplement blanchi avec de la sauce aux huîtres. Sa saveur est légèrement amère, plus prononcée que celle du brocoli occidental, avec une texture ferme qui supporte très bien la cuisson à feu vif au wok. C’est justement cette capacité à rester croquant même après cuisson qui en fait un partenaire idéal pour un sauté de poulet.

On trouve le kai lan dans la plupart des épiceries asiatiques, souvent vendu en bottes fraîches. Si vous ne trouvez pas de kai lan, vous pouvez le remplacer par du brocoli ordinaire coupé en petits bouquets, mais le résultat ne sera pas tout à fait identique. Le brocoli chinois a une texture et un goût qui lui sont propres.

Les ingrédients pour un poulet sauté au kai lan réussi

Avant de passer à la recette, voici ce dont vous aurez besoin pour 4 personnes. La liste est simple et la plupart des ingrédients se trouvent facilement dans une épicerie asiatique ou en ligne.

Pour la marinade du poulet

  • 500 g de filets de poulet coupés en lanières ou en morceaux moyens
  • 2 cuillères à soupe de sauce soja légère
  • 1 cuillère à soupe de fécule de maïs (maïzena)
  • 1 cuillère à café d’huile de sésame
  • 1 cuillère à café de sucre
  • Poivre blanc selon votre goût

Pour le sauté

  • 1 botte de kai lan (environ 400 à 500 g)
  • 3 gousses d’ail émincées finement
  • 1 morceau de gingembre frais d’environ 2 cm, râpé
  • 2 cuillères à soupe d’huile végétale neutre (arachide ou tournesol)
  • 2 cuillères à soupe de sauce aux huîtres
  • 1 cuillère à soupe de sauce soja légère
  • 1 cuillère à café de sucre
  • 100 ml de bouillon de poulet ou d’eau
  • 1 cuillère à café de fécule de maïs diluée dans 2 cuillères à soupe d’eau froide

La préparation du poulet et du kai lan

Mariner le poulet : une étape à ne pas négliger

La marinade est une étape fondamentale dans la cuisine asiatique au wok. Elle permet non seulement d’aromatiser la viande, mais aussi de la rendre plus tendre grâce à la fécule de maïs. Ce procédé, appelé velveting en anglais, est largement utilisé dans les restaurants chinois pour obtenir cette texture soyeuse caractéristique du poulet sauté.

Mélangez les morceaux de poulet avec la sauce soja, la fécule, l’huile de sésame, le sucre et le poivre blanc. Mélangez bien pour enrober chaque morceau et laissez mariner au minimum 20 minutes au réfrigérateur. Si vous avez le temps, une heure de marinade donne un résultat encore meilleur.

Préparer le kai lan

Rincez soigneusement les tiges de kai lan sous l’eau froide. Coupez et jetez l’extrémité des tiges si elle est trop dure ou fibreuse. Séparez les feuilles des tiges en coupant à l’endroit où la feuille rejoint la tige. Les tiges nécessitent un temps de cuisson plus long que les feuilles, c’est pourquoi il est important de les séparer.

Si les tiges sont particulièrement épaisses, coupez-les en deux dans le sens de la longueur pour qu’elles cuisent plus uniformément. Les feuilles, elles, peuvent être laissées entières ou coupées en deux si elles sont très grandes.

Une astuce que beaucoup de cuisiniers asiatiques utilisent : blanchir les tiges de kai lan 1 à 2 minutes dans de l’eau bouillante salée avant de les sauter au wok. Cela permet de réduire légèrement leur amertume et de les attendrir sans les ramollir complètement.

La technique du wok : le secret d’un bon sauté

Le wok est l’outil indispensable pour cette recette. Sa forme particulière, avec ses parois hautes et incurvées, permet une distribution uniforme de la chaleur et facilite les mouvements de sauté. Si vous n’avez pas de wok, une grande poêle à fond épais peut faire l’affaire, mais le résultat sera légèrement différent.

La règle d’or de la cuisine au wok est simple : feu très vif et wok très chaud. C’est ce qui crée ce goût légèrement fumé que les Cantonais appellent le wok hei, littéralement « le souffle du wok ». Cette saveur caractéristique est difficile à reproduire sur une plaque électrique standard, mais elle est plus accessible avec une gazinière à gaz.

Chauffez votre wok à feu maximum pendant au moins 2 minutes avant d’ajouter l’huile. L’huile doit commencer à fumer légèrement avant d’ajouter les ingrédients. Travaillez rapidement et en petites quantités pour éviter que la température du wok ne chute.

La recette étape par étape

  1. Chauffez le wok à feu très vif pendant 2 minutes. Ajoutez 1 cuillère à soupe d’huile.
  2. Faites sauter le poulet mariné en plusieurs fois si nécessaire pour éviter de surcharger le wok. Faites cuire 3 à 4 minutes jusqu’à ce que le poulet soit doré et cuit à cœur. Réservez dans une assiette.
  3. Dans le même wok, ajoutez la deuxième cuillère d’huile. Faites revenir l’ail émincé et le gingembre râpé pendant 30 secondes en remuant constamment. Attention à ne pas les brûler.
  4. Ajoutez les tiges de kai lan en premier. Faites sauter 2 minutes en remuant régulièrement.
  5. Ajoutez les feuilles de kai lan et versez le bouillon de poulet. Couvrez le wok pendant 1 minute pour laisser les feuilles s’attendrir à la vapeur.
  6. Remettez le poulet dans le wok. Ajoutez la sauce aux huîtres, la sauce soja et le sucre. Mélangez bien.
  7. Versez la fécule diluée dans l’eau froide et mélangez rapidement pour lier la sauce. La sauce doit légèrement épaissir et napper les ingrédients.
  8. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement si nécessaire. Servez immédiatement.

Avec quoi servir ce plat ?

Le poulet sauté au kai lan se sert traditionnellement avec du riz blanc cuit à la vapeur. Le riz nature absorbe parfaitement la sauce et équilibre la légère amertume du brocoli chinois. Un riz jasmin ou un riz thaï parfumé fonctionnent particulièrement bien avec ce plat.

Vous pouvez aussi le servir avec des nouilles de riz ou des nouilles aux œufs pour une version plus consistante. Dans ce cas, faites cuire les nouilles séparément selon les instructions du paquet, puis mélangez-les directement dans le wok avec tous les autres ingrédients à la dernière étape.

Variantes et adaptations possibles

Version végétarienne

Pour une version sans viande, remplacez le poulet par du tofu ferme coupé en cubes et préalablement pressé pour enlever l’excès d’humidité. Faites frire les cubes de tofu dans l’huile jusqu’à ce qu’ils soient dorés sur toutes les faces avant de les incorporer à la recette. Remplacez la sauce aux huîtres par de la sauce aux huîtres végétalienne, fabriquée à base de champignons, qui se trouve facilement en épicerie asiatique.

Ajout de champignons

Les champignons shiitake frais ou réhydratés s’intègrent très bien dans cette recette. Ajoutez-les en même temps que les tiges de kai lan. Leur texture charnue et leur saveur umami enrichissent le plat et lui donnent une profondeur supplémentaire.

Version plus relevée

Si vous aimez les plats épicés, ajoutez 1 ou 2 piments rouges frais émincés avec l’ail et le gingembre. Une cuillère à café de pâte de piment ou de sambal oelek mélangée à la sauce apporte une belle chaleur sans dominer les autres saveurs.

Valeurs nutritionnelles et bienfaits du kai lan

Au-delà de son intérêt culinaire, le kai lan est un légume particulièrement nutritif. Comme tous les membres de la famille des Brassicacées, il est riche en vitamine C, en vitamine K et en calcium. Il contient des composés soufrés appelés glucosinolates, qui sont étudiés pour leurs propriétés antioxydantes.

NutrimentPour 100 g de kai lan cru
Caloriesenviron 28 kcal
Protéines2,2 g
Glucides4 g
Fibres1,8 g
Vitamine C70 mg
Calcium105 mg

Associé au poulet, source de protéines maigres, ce plat constitue un repas équilibré, peu calorique et rassasiant. La sauce aux huîtres apporte du sodium, donc si vous surveillez votre consommation de sel, vous pouvez réduire légèrement les quantités de sauce soja dans la recette.

Conseils pour acheter et conserver le kai lan

Lors de l’achat, choisissez des bottes de kai lan dont les feuilles sont bien vertes et fermes, sans taches jaunes ni flétrissures. Les tiges doivent être croquantes et ne pas plier facilement. Si les fleurs blanches sont déjà bien ouvertes, le légume est un peu trop mûr et sera plus amer.

Le kai lan frais se conserve 2 à 3 jours au réfrigérateur, enveloppé dans un torchon humide ou dans un sac plastique légèrement ouvert. Évitez de le laver avant de le stocker, l’humidité accélère sa détérioration. Si vous ne pouvez pas l’utiliser rapidement, vous pouvez le blanchir 2 minutes dans l’eau bouillante, l’égoutter, le sécher et le congeler en portions.

Les erreurs courantes à éviter

La première erreur que font beaucoup de personnes qui préparent ce plat pour la première fois est de surcharger le wok. Quand on ajoute trop d’ingrédients d’un coup, la température du wok chute et les aliments cuisent à la vapeur plutôt qu’à la sauteuse. Le résultat est un plat mou et sans cette saveur grillée caractéristique. Mieux vaut cuire en deux fois si nécessaire.

La deuxième erreur est de négliger la marinade. Certains pensent qu’elle n’est pas indispensable et sautent cette étape par manque de temps. Pourtant, c’est elle qui garantit un poulet tendre et savoureux. Même 20 minutes font une vraie différence.

Enfin, attention à la sauce aux huîtres : elle est naturellement salée et sucrée. Goûtez toujours avant d’ajouter du sel supplémentaire. La sauce soja l’est tout autant. L’équilibre entre le salé, le sucré et l’umami est ce qui fait la signature de ce type de plat cantonais.

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